Commune de Manjo

Département du MOUNGO

Présentation générale

La Commune de Manjo est située dans le département du Moungo, région du Littoral, au Cameroun. Créée le 1er mars 1959 par le décret n° 59/23, elle couvre une superficie d’environ 305 km², regroupant 33 villages. En 2005, sa population était estimée à 34 230 habitants, avec une densité d’environ 132 hab./km². Elle est localisée le long de l’axe routier RN5, entre Loum et Nkongsamba

Administration

Depuis 2020, la commune de Manjo est dirigée par Mme Téclaire Ekosso, maire élue.

MAIRE DE MANJO

Mme Téclaire EKOSSO

Les quartiers de Manjo

La commune de Manjo est divisée en deux cantons traditionnels (Manehas et Mouamenam) et englobe plusieurs quartiers/villages. Parmi les principaux figurent :

  • Manewang (siège du canton),
  • Emen,
  • Emal,
  • Kwalla,
  • Ngol,
  • N’lohé,
  • Ndiang,
  • NkWah,
  • Lala Mission,
  • Njoumbeng II,
  • Boum Quartier VIII, etc.

HOTEL DE VILLE DE MANJO

L’hotel de ville de Manjo est le siège administratif de la commune de Manjo. Il est situé dans le quartier Boum (quartier 8), au nord de la ville de Manjo.

Principales activités

L’économie de la commune repose principalement sur :

  • L’agriculture vivrière : maïs, manioc, macabo, banane plantain, haricot
  • Les cultures de rente : café, cacao, palmier à huile, fruitières
  • Le petit élevage : porcs, volailles, moutons, chèvres
  • Le négoce traditionnel, avec échanges locaux sur le marché communautaire

L’agriculture de rente, notamment le café, se trouve en déclin en raison du vieillissement des plantations et de la diminution des prix mondiaux

Infrastructures & chantiers

  • Les infrastructures communales présentent des contrastes : certains bâtiments publics sont en bon état, tandis que d’autres services sont logés dans des structures privées ou inexistants, nécessitant des réhabilitations. Les principaux chantiers concernent l’entretien des bâtiments publics, écoles et services administratifs

Ressources

La commune bénéficie de ressources naturelles variées :

  • Carrières de sable : Abang, Lala, Kolla mission, Manengoteng, Manjo‑Etam, dans le lit de la rivière Kandja
  • Pouzzolane non estimée à Ngol
  • Carrières de pierres et argile blanche dans plusieurs villages
  • Forêts importantes (Mantem 1 & 2, N’lohé, Lala, Kolla, Njoumbeng, Mouandong, etc.)
  • Terres cultivables fertiles, cours d’eau poissonneux (Dibombé + affluents Gomo, Midjok, Ékouk, Ndibe, Mbouh, Ndibè-émalté)

Services & structures communales

  • La commune dispose de quelques structures publiques : mairie, sous-préfecture, gendarmerie, centres d’éducation (collèges, lycée bilingue) et structures sanitaires. Cependant, l’équipement est insuffisant et certains services sont logés dans des bâtiments inadéquats ou sont absents.

Hydrographie

Le réseau hydrographique est dominé par la rivière Dibombé, qui traverse la commune du nord au sud. Elle est alimentée par plusieurs affluents importants : Gomo, Midjok, Ékouk, Ndibe, Mbouh, Ndibè-émalté. Des zones sujettes à érosion et inondations existent en saison de pluies.

Tourisme

La commune possède un potentiel touristique sous-utilisé avec des paysages vallonnés, des monts environnants (Manengouba, Koupé, Nlonako), des sites naturels (chutes, forêts), et des villages authentiques. L’histoire culturelle du canton fondé dans un contexte Mbo’o ajoute une valeur patrimoniale.

Patrimoine culturel

La population est cosmopolite, avec des autochtones des cantons Manehas et Mouaménam et des ethnies allogènes : Bamiléké, Mbo, Haoussa, Bakaka, Bamenda, Bassa, Diboum, Ewondo, Bororo, Yabassi. Les chefferies traditionnelles jouent un rôle central dans la gouvernance locale. Les traditions culturelles incluent rites, danses, cérémonies rituelles propres aux populations Mbô’o.


Sources